11 novembre 2016

Dernier jours dans les Ruines du Ciel

     Je ne sais pas vivre mais qui le sait ? Il n'y a pas d'école pour les squelettes ni pour les anges et nous sommes un peu les deux à la fois. Je ne sais pas vivre, seulement voir les miracles. La neige après avoir rendu impossible toute sortie pendant deux jours avait commencé à fondre. Sa blancheur piquée de diamants bleus était la robe d'une reine qui sans cérémonie entrait dans mon âme paysanne. « Dis un mot un seul mot et je serai guéri. » Elle n'a pas dit ce mot mais elle l’a suggéré. L'herbe est... [Lire la suite]
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10 novembre 2016

Quelques jours dans Les Ruines du Ciel de Christian Bobin

Il y a quelque chose d'inguérissable qui traverse chaque vie de part en part et n'empêche ni la joie ni l'amour.
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09 novembre 2016

Quelques jours dans Les Ruines du Ciel de Christian Bobin

Le langage est un bois noble dont il faut suivre les veines pour lui donner par entailles successives, sans qu'il se brise, une transparence d'hostie.      
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08 novembre 2016

Quelques jours dans Les Ruines du Ciel de Christian Bobin

Chacun au fond du puits de son âme attend que quelqu'un se penche sur la margelle.
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07 novembre 2016

Quelques jours dans Les Ruines du Ciel de Christian Bobin

Quelle que soit la personne que tu regardes, sache qu'elle a déjà  plusieurs fois traversé l'enfer.
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06 novembre 2016

Quelques jours dans Les Ruines du Ciel de Christian Bobin

Il s'agit d'écrire un tout petit peu plus vite que la mort.
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05 novembre 2016

Quelques jours dans Les Ruines du Ciel de Christian Bobin

Le sens de cette vie c'est de voir s'effondrer les uns après les autres tous les sens qu'on avait cru trouver.  
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25 février 2014

Etincelles de Christian Bobin 27

  * 27   *   Les livres en bonne santé sont écrits dans le calme. Ils sortent de la conscience de l’écrivain comme le rêve sort d’un sommeil bienheureux. Ce sont des livres écrits pour continuer à vivre et dormir dans le calme. Les livres malades sont écrits pour interrompre, briser, quitter. […] Ils sont écrits dans une matière d’agonie. L’auteur y mène un combat avec le monde, ou pire encore : avec ce mélange de soi et du monde que chacun, passé un certain âge, connaît d’une connaissance intime et... [Lire la suite]
24 février 2014

Etincelles de Christian Bobin 26

*   26   *   Choses qui viennent par défaut, à la place d’une autre : l’ambition. L’argent. Laver les vitres, classer les photos. La colère. Les voyages.   Choses qui remplissent toute leur place et ont en elles-mêmes leur propre suffisance : nouer les lacets d’un petit enfant. Lire un livre d’une traite, avec la nuit alentour. Changer l’eau des fleurs. L’empreinte d’un moineau sur la neige. L’amour.   P. 145   *
23 février 2014

Etincelles de Christian Bobin 25

25   *   Choses qui s’accompagnent d’une légère douleur : ne plus rien trouver à lire. Sortir de chez moi pour aller prendre un train. La poussée du lundi dans les dimanches soir. Le regard des vendeuses dans les boutiques de luxe, quand elles s’identifient à la rareté de ce qu’elles vendent.   p. 142   Je dirais : ne plus rien trouver à lire de passionnant, d’exaltant. Périodes du post lectionem animal triste qui guette après que l'on a été transporté par un livre. Au point que parfois l’on en... [Lire la suite]