Lorsque le vaisseau perdit de l'altitude apparurent des reliefs dans un paysage désolé
de n'être autre chose que ce qu'il était*,
à savoir désertique.
Des anfractuosités, des creux dont on ne pouvait dire s'ils avaient été façonnés par des entités vivantes
ou par l'érosion.
Des lignes convergeant vers un centre, qui n'avaient pu être le fruit du hasard
De même que d'autres lignes parallèles ; peut-être des avenues séparant des blocs
aux ouvertures tournées vers le "ciel", si l'on pût parler de ciel sur cette planète sans atmosphère.
Tandis que l'astronef s'était maintenant mis en orbite autour de l'astre,
c'était parfois des reliefs plus impressionnants qui pointaient,
dont le sommet pouvait présenter des couleurs différentes de leur base.
Des lignes, des ocres, des arêtes comme issues d'une géologie en folie.
Des étendues semblables à ce que nous connaissons comme étant des nappes liquides
contrastaient par leur rigoureuse planéité avec l'aspect tourmenté de la roche.
Certaines régions tabulaires se montraient couvertes d'écailles, à proximité de ce qui pouvait être pris
pour des mers asséchées dont seule la blancheur saline témoignait.
Qui, ou plutôt quelle forme de vie avait pu évider la roche en alvéloles reliées par des passages couverts?
Pourquoi avait-"on" saigné ces blocs titanesques à l'horizontale? Dans quel but?
Alors que la fusée descendait maintenant l'on se demandait quelle énergie colossale avait pu modeler ces reliefs en formes improbables. Eruption volcanique? Explosion nucléaire? tectonique en furie?
Comment nommer ce qu'on ne connaît pas?
Les étendues d'apparence liquide ne portaientpas plus de vie que la surface du sol.
Les montagnes aux traînées colorées se jetaient abruptement dans l'élément aqueux.
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Deux jours plus tard ...
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Les formes du relief avaient changé. Leur couleur aussi.
Le sol étroitement fissuré dressait des pointes plus acérées.
Nous continuions à descendre.
Le sol se rapprochait.
Soudain, le paysage changea. Au milieu de formes de vie longilignes nous crûmes identifier
ce qui pouvait évoquer des êtres vivants.
Mais il fallait se rapprocher encore.
Ce furent alors des formes géométriques géantes sur le sol arasé rappelant
les dessins en lignes de la civilisation Nazca.
Nous nous posâmes et ne tardîmes pas en explorant les abords du vaisseau à découvrir
ce qui pouvait être - qui sait? - une base spatiale.
Un peu plus loin, ce fut un radar intersidéral d'une facture inconnue qui mobilisa notre attention.
Nous approchâmes des ruines d'une sorte de forteresse.
Sur les murs, gravés dans le temps, nous vîmes des signes ne laissant aucun doute :
Et c'est là que nous en eûmes la certitude définitive :
Une "chose" se tenait là, qui nous regardait.
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Photos prises au Cap d'Antibes
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