Un homme jeune, ou plutôt un jeune homme, chargé de l’entretien des sols.

 

Quand il arrive le matin, la porte franchie il enfile le couloir sur le côté duquel se greffe le « salon ». En général plusieurs patients se trouvent sur son chemin ou assis sur des chaises, attendant l’heure des traitements.

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Il ne les voit pas, ils n’existent pas à ses yeux. Son regard ne dévie pas de son chemin, qu’il marche seul ou accompagné de son chariot de travail, et, lorsqu’il passe la serpillère là où le roi passe, il évite de se confronter non suelement au regard mais aussi aux pieds des patients assis, les contournant à distance avec son outil.

 

Lorsqu’il fait une pause en discutant, debout, fumant sa cigarette avec les Soignants, il fait se succéder des gestes inutiles qui tentent de résorber le malaise qu’il a à se trouver là : mains passées dans les cheveux ou sur le visage, mouvements de la main ébauchés et inaboutis, tandis qu’il passe sans cesse en appui d’un pied sur l’autre.

 

Si d’aventure l’on se trouve seul à seul avec lui dans le couloir, on peut lui adresser un petit bonjour pour le rassurer sur notre absence de dangerosité, auquel il répond.

 

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