DEPART

 

Quand un patient quittait l’établissement, il arrivait qu’il offre une sorte de pot de départ dans la mesure de ses possibilités, par rapport à ses finances et son degré de liberté de circulation, et selon son degré de sociabilité. C’étaient des bonbons, des biscuits, des chips qui étaient offerts à l’occasion du goûter, sans quoi le dit goûter consistait en trois biscottes de la taille la plus petite qui existe et une boisson non alcoolisée. 

 

RELATIONS

 

Les asociaux étaient rares. En effet, des liens s’étaient créés entre certains d’entre eux et il y avait une vraie vie sociale dans la petite communauté d’une vingtaine d’individus qui résidaient dans le service. De véritables amitiés se constituaient, souvent entre individus du même sexe, parfois mixtes. Finalement chacun était accepté tel qu’il était, même si ceux qui - sans doute parce que cela faisait partie de leur état en tant que malade - étaient connus comme kleptomanes et qui allaient chaparder des biens dans les chambres d’autrui et qui, sur le coup, étaient menacés par leurs victimes de se faire casser la figure s’ils remettaient ça.

 

 

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Le matin la plupart des personnes se saluaient, verbalement ou en se serrant la main, ou bien en s’embrassant, dans le long couloir reliant les chambres au "salon" et à son extrêmité à la salle de soins puis à la porte de sortie qu’arpentaient tels des fauves en cage ceux qui voulaient prendre de l’exercice pour pallier le manque de liberté de mouvement, ou les fumeurs qui dès 6 heures du matin se hâtaient vers le jardin à l'ouverture de la porte d'accès pour satisfaire leur besoin tabagique, les uns et les autres d’ailleurs souvent les mêmes, car la plupart fumaient compulsivement.

 

 

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