A l'heure où nombre de voyageurs circulent en avion, deux choses dont on ne parle guère dans les media :

Pilotes de ligne, la maladie des cockpits

 04h13 , le 16 octobre 2016, modifié à 10h12 , le 21 juin 2017
Paru dans leJDD

INFO JDD - Pour la première fois en France, un pilote dépose plainte contre sa compagnie. Il estime que l’air circulant dans les avions provoquerait un "syndrome aérotoxique".

Pilotes de ligne, la maladie des cockpits

Des collectifs de navigants et de passagers ont donné un nom à leur combat : le "syndrome aérotoxique".

Des collectifs de navigants et de passagers ont donné un nom à leur combat : le "syndrome aérotoxique". (Sipa Press)

Piloter un avion est-il dangereux pour la santé? Lundi, Éric B., commandant de bord chez EasyJet, va déposer une plainte contre X "pour atteintes involontaires à l'intégrité physique, mise en danger de la vie d'autrui et… tromperie sur la qualité de l'air". Il est convaincu d'avoir été "empoisonné à petit feu" dans son cockpit. À 53 ans, il est l'un des plus anciens pilotes de la compagnie low cost qu'il a intégrée en février 2002. Depuis la fin de l'année 2009, il souffre d'un certain nombre de troubles (nausées, gastro-­entérites, fatigue, hyperventilation, …) qui l'ont conduit à enchaîner des arrêts maladie. En 2012, son état de santé s'est dégradé, ainsi que ses relations avec son employeur. Le centre d'expertise de médecine aéronautique de Toulouse-Blagnac lui a délivré une "inaptitude médicale temporaire" en juin 2015. L'ancien instructeur Airbus perd alors son permis de voler et, cloué au sol, cherche une explication à ses problèmes de santé.

Éric B. découvre que d'autres pilotes ont des symptômes qui ressemblent étrangement aux siens et que depuis une dizaine d'années des collectifs de navigants et de passagers, appuyés par un réseau de médecins et chercheurs, se sont organisés au Royaume-Uni, en Allemagne ou encore en Australie. Ils ont donné un nom à leur combat : le "syndrome aérotoxique". Comme les agriculteurs avec les pesticides, les navigants seraient contaminés par des neurotoxiques (organophosphorés) qui circuleraient dans le système de ventilation des avions. En vol, l'air prélevé à l'extérieur passe dans les compresseurs des moteurs avant d'être diffusé en cabine. Or l'huile des moteurs contient des substances toxiques, comme le phosphate de tricrésyle (TCP). En cas de fuites, dues notamment à une détérioration des joints, l'huile de synthèse chauffée à très haute température se dégraderait et libérerait des toxiques. Lors de ces dégagements de fumées à bord, les pilotes ont pour consigne de mettre un masque, d'atterrir rapidement et de changer le mode d'alimentation d'air. Mais, parfois, ces émanations seraient invisibles et se manifesteraient uniquement par une odeur de "chaussettes sales ou de chien mouillé".

Un pilote mort il y a quatre ans

En 2012, la mort à 43 ans de Richard Westgate, un pilote de British Airways, a constitué la première alerte. Ses avocats ont produit une autopsie qui conclut à "une dégénérescence du système nerveux". Fort de ces informations, Éric B. a l'intention d'ouvrir un front en France.

 

"Tout ce qui concerne la gestion de l'air dans les cabines d'avion relève de normes qui sont fixées par l'EASA et la FAA, les agences européenne et américaine de l'aviation. L'air de la cabine est renouvelé toutes les deux à trois minutes. Nous savons que certains équipages ou passagers doutent de la qualité de l'air mais aucune analyse en notre possession ne permet de mettre en évidence de tels problèmes", explique au JDD un porte-parole d'Airbus. Chez Air France, la réponse est également rassurante : "Il n'y a aucun argument pour dire qu'il existe un risque d'intoxication chronique. Les mesures réalisées par l'Ineris, organisme indépendant, en décembre 2015, ont montré que les niveaux de concentration mesurés, lors du fonctionnement nominal d'un avion, sont nuls ou proches de zéro pour les composants organiques volatils." Certes. Mais ce sont justement les situations "anormales" qui inquiètent les navigants. Selon les statistiques du transport aérien, un vol sur 2.000 serait affecté par des émanations suspectes (fume events). "Ces incidents sont sous-évalués, explique le pilote d'une grande compagnie nationale, et la plupart du temps ne font l'objet d'aucun compte rendu. Il faut vraiment que le vol ait été affecté pour qu'il soit répertorié."

Jeudi, le médecin de la compagnie EasyJet doit venir s'expliquer devant le CHSCT à Roissy pour répondre aux questions des représentants du personnel, inquiets de la toxicité de l'air. Contactée par le JDD, une porte-parole se défend : "Notre flotte est l'une des plus modernes au monde et nos avions conformes aux normes. Nous sommes engagés auprès des autorités et nous avons proposé de collaborer avec la CAA [Civil Aviation Authority] et l'EASA au sujet de la qualité de l'air en cabine. Nous sommes partisans d'une collaboration avec d'autres compagnies aériennes, constructeurs et secteurs industriels afin de mener des études à ce sujet."

À Air France, les syndicats de personnel regardent aussi avec attention ce qui se passe chez la compagnie low cost britannique : en 2009, le CHSCT avait demandé une enquête sur la qualité de l'air dans les avions à la suite d'une recrudescence d'incidents. Les conclusions du rapport commandé au cabinet Technologia n'ont été remises aux syndicats qu'en mars… Pendant six ans, Air France s'était opposé à l'étude, allant même jusqu'à en contester l'utilité devant le tribunal de Bobigny. Déboutée, la compagnie a saisi la cour d'appel, puis la Cour de cassation, qui a rejeté son pourvoi.

L'antécédent de l'amiante

Finalement, des analyses ont été autorisées par Air France mais sur un seul vol entre Paris et la Martinique! Cette enquête, dont le JDD a eu connaissance, n'écarte pas "le risque d'un accident aigu (ayant des conséquences directes sur la santé des personnels et la sécurité des passagers) et de pathologies invalidantes", même si elle n'établit aucun lien de causalité entre le mal des navigants et la toxicité de l'air de la cabine. En conclusion, les auteurs – comme l'OACI, Organisation de l'aviation civile internationale, dans une circulaire de 2015 – se prononcent en faveur d'une recrudescence des contrôles.

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Théorie conspirationniste des chemtrails

Autocollant à Berlin-Schöneberg indiquant : « Chemtrails ? Non merci ».
Autocollant à Berlin-Schönebergindiquant : « Chemtrails ? Non merci », sur le modèle « Nucléaire ? Non merci ».

La théorie des chemtrails /ˈkɛmtreɪls/ avance que certaines traînées blanches créées par le passage des avions en vol sont composées de produits chimiques délibérément répandus en haute altitude par diverses agences gouvernementales pour des raisons dissimulées au grand public. Cette théorie est rejetée par la communauté scientifique1 qui indique qu'il s'agit de simples traînées de condensation.

Le nom lui-même est un néologisme et un anglicisme, plus précisément un mot-valise anglais, construit par la contraction de « chemical trail », soit « traînée de produits chimiques », sur le modèle de, et par opposition à, « contrail », contraction de « condensation trail ». Ces termes ne s’appliquent pas aux autres formes d'épandage aérien comme l'épandage agricole, l'ensemencement des nuages, l'écriture dans le ciel ou la lutte contre les incendies.

Les partisans de cette théorie du complot avancent que, ces dispersions de produits chimiques seraient destinées à lutter contre le réchauffement climatique, à réguler la population, à modifier le temps, à effectuer des recherches militaires sur la guerre chimique et qu'elles sont la cause de maladies2.

 

Suite de l'article sur Wikipedia

 

Que faut-il en penser? Les sites affrontent leurs positions sur internet ...

 

Bon voyage quand même.

 

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